LE CHIHUAHUA
Avant tout, il est important de savoir qu’avant d’être un chien, le mot Chihuahua désignait une province du nord du Mexique et sa capitale, la ville de Chihuahua. Le mot lui-même voudrait dire endroit chaud et sablonneux.

Comment ce mot en est-il devenu à désigner un chien?

Il semblerait que ce nom ait été donné à la suite de la découverte, en 1850, par des archéologues américains, d'un palais construit par un empereur aztèque du nom de Montezuma, près de la ville de Casa Grandes. Lors de la construction du monastère de Huejotzingo entre Mexico et Puebla en 1530, les moines franciscains utilisèrent des pierres récupérése dans les ruines de Toltèques. Sur ces pierres, se trouvaient des pétroglyphes (gravures sur pierre) qui représentaient des chiens. D’autres vestiges furent trouvés au Yucatan. Les croquis de petits chiens découvert par les archéologues ressemblaient fortement à ceux vendus dans l'État de Chihuahua par les paysans aux touristes.

Mais d'où nous viendrait ce petit chien, avant d'avoir été vendu aux touristes ?

Une des hypothèses voudrait qu'il soit descendant du Techichi (chien muet au poil long), chien élevé par les Toltèques (peuple nomade d’Amérique centrale) vers le Xe siècle.

Les uns affirment que le chihuahua est le fruit de croisements entre techichis et tapeitzcuintles (chiens nus mexicains), les autres pensent qu'il a aussi des ancêtres xoloitzcuintles.

C'est au XIVe siècle que la civilisation aztèque supplanta la civilisation toltèque. Ces petits chiens avaient la réputation de conduire les âmes vers Dieu. On enterrait donc le chien avec le maître et c'est la raison pour laquelle on a retrouvé des ossements de chiens dans les sépultures. Le fait de la représentation de ces chiens sur les murs des temples tendrait à prouver qu'ils tenaient une place certaine dans la vie mystique de cette époque.

Ils devinrent les chouchous de l'aristocratie et furent l'objet d'une réelle vénération. Le petit peuple les appréciait également beaucoup mais pour des raisons... culinaires. Car comme toutes les races nues, il semblerait que ces derniers aient servi de nourriture et du reste, très appréciés chez les Aztèques…

La race faillit se perdre à la suite de la conquête du Mexique par Fernando Cortez. En effet, l'anéantissement des grandes familles aztèques, par les conquistadors, entraîna obligatoirement l'extermination de leurs chiens.

Certains chiens ont probablement pu échapper au massacre mais la race fut quelque peu oubliée jusqu'au XIXe siècle. Il semblerait que des survivants des massacres aient été croisés avec d'autres représentants canins de taille similaire.

C'est donc par le biais des États-Unis que la race fut sauvegardée grâce, en quelque sorte, aux touristes séduits par ce petit chien adorable.

C'est en 1904 que le premier chihuahua fut inscrit au Livre des origines de l'American Kennel Club. Il s'appelait Midget (traduction = miniature).

Le Club américain du chihuahua, fondé en 1923, privilégia la variété à poil court, tout simplement parce qu'elle était préférée du public. Les poils longs furent donc ignorés jusqu'en 1952.

En ce qui concerne le poil long, il semblerait que de nombreuses manipulations aient été faites au cours des quarante dernières années car le type est moins prononcé, en général que dans le poil ras. On est également parfois surpris de certaines "résurgences" lointaines au niveau du type. Ce qui est beaucoup plus rare en poil ras.

Le chihuahua commença sa conquête européenne par la Grande-Bretagne avec un succès mitigé et arriva en France au milieu des années 50, sans plus de succès pendant une vingtaine d'années.

Le standard admet toutes les couleurs de robe. Il est à noter, toutefois, qu'au Mexique, le noir marqué de fauve est préféré. Aux États-Unis, les robes unies ont la préférence. Le poids doit se situer entre 1 kg et 2 kg et ne doit jamais dépasser 3 kg.


Le chihuahua, bien que moins visible au Canada, est encore très populaire aux États-Unis puisqu’en 2001, il y avait 36, 627 chihuahuas enregistrés, ce qui plaçait cette race en 9e position.


Voici deux suggestions de livre :

Le chihuahua d’Estelle Anthoni-Koch aux Éditions de Vecchi

Le chihuahua du Dr Joël Dehasse chez Le Jour Éditeur



Envoyer à un(e) ami(e) 

   Liste des nouvelles antérieures