Méfiez-vous de la résorption dentaire!
Avant de lire cette chronique, et si vous avez un chat, je vous suggère de lui ouvrir la gueule et de bien observer ses dents à la jonction de la gencive… Maintenant que c’est fait et que vous avez toujours vos doigts pour feuilleter votre magazine préféré ( !), avez-vous remarqué la présence de petites lésions qui ressemblent à des caries à la base de certaines dents?
Si tel est le cas, votre chat souffre peut-être de résorption dentaire. Cette pathologie peu fréquente dans les années 60 pourrait être reliée, selon un chercheur, le Dr Alexander. Reiter, vétérinaire spécialisé en dentisterie à l’Université de Pennsylvanie, à un excès de vitamine D3 dans une multitude de diètes commerciales.


Bref, l’hypervitaminose D pourrait agir en causant une dégénération du cément qui permet l’accrochage du ligament parodontal et de l’os alvéolaire à la racine de la dent. Au début, les lésions apparaissent comme une petite boule de chair au bord de la gencive. Puis, selon le stage d’évolution, il y aura perte du tissu dur (cément et émail) et par la suite, atteinte de la dentine et des structures internes de la dent. Tout cela associé à une intense douleur et une sévère inflammation de la gencive.


Pour poser le bon diagnostic, votre vétérinaire devra procéder à des radiographies dentaires afin de connaître l’état de la dent. Dans bien des cas, le seul traitement restera l’extraction complète. Toutefois, depuis peu, les spécialistes suggèrent de couper la dent à la base de la gencive et de laisser la racine en place. Cette dernière se résorbera avec le temps pour être remplacée par du tissu osseux, ce qui stabilisera la mâchoire.


Par le passé, cette atteinte dentaire a porté plusieurs noms : caries félines, lésions cervicales, lésions du cou, lésion féline et plus récemment, lésions de résorption odontoclastique féline. Peut-être dans quelques années, le terme maintenant accepté de résorption dentaire féline, changera à nouveau de dénomination. Mais une chose demeure, cette maladie continuera à faire des ravages puisqu’on estime que 50 % des chats pourraient en être atteints.


Entre temps, il est toujours conseillé d’utiliser une diète de très bonne qualité et bien balancée au niveau des minéraux et suppléments, de bien brosser les dents de votre chat et à l’occasion, lors de l’examen de santé annuel, de procéder à la prise de radiographies dentaires.

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